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		<title>&#171; Ici grand ouvert &#187;, SMITH au MAC VAL : un.e interview &#171; d&#233;sid&#233;r&#233;e &#187; et d&#233;cloisonn&#233;e !</title>
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		<dc:date>2026-05-28T06:51:30Z</dc:date>
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		<dc:subject>L&#246;yly</dc:subject>
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		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Entretien / Interview</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Tenir t&#234;te &#224; l'&#233;rosion de la raison, de la sensibilit&#233;, de la morale. Refuser l'anesth&#233;sie qui nous rend passifs face &#224; la brutalit&#233; et &#224; la cruaut&#233;. Ne pas laisser la violence devenir normale. Trouver en soi la force de conversion, celle qui r&#233;oriente. Rester des &#234;tres libres, donc responsables (&#8230;) &#187; SMITH&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.smith.pictures/+-Desideration-8-+" rel="tag"&gt;D&#233;sid&#233;ration&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.smith.pictures/local/cache-vignettes/L100xH150/smith-desideration-prologue-_-2019-_-traumsmith-2-d659f.jpg?1779978133' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La note d'intention de SMITH &#224; l'occasion de sa premi&#232;re exposition institutionnelle en France au MAC VAL, sous le commissariat de Frank Lamy, envisage l'attention comme une &#171; &#233;thique &#187; et un espace de &#171; D&#233;sid&#233;ration(s) &#187; au pluriel (s&#233;rie r&#233;alis&#233;e entre 2017 et 2022) comme processus agissants sur l'&#233;tat de nos consciences &#233;largi et l'avancement de nos d&#233;couvertes face &#224; ce compost archip&#233;lique fait de tours et de d&#233;tours, de strates et d'intuitons, de voisinages et de bifurcations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ici grand ouvert &#187; titre choisi, revendique un changement de paradigme &#233;cologique en mati&#232;re d'exposition. L'attention et l'activation rythment cet organisme vivant, ce r&#233;seau, ce flux, o&#249; les images, les formes, les sons, les voix, les respirations deviennent une l'utopie concr&#232;te du passage et de la contamination. Au-del&#224; du studio de l'artiste visible tout le long des 9 mois de l'exposition, une gestation en soi, des &#171; Mues &#187; sont r&#233;guli&#232;rement convoqu&#233;es engageant des zones de lutte et de modes de survivance alternatifs autour d'intevenant.es de multiples horizons. L'exposition qui repr&#233;sente un point de bascule majeur dans la trajectoire de l'artiste, interroge le m&#233;dium photographique et ses modes d'appariation et de circulation, ce qui lui permet sa lab&#233;lisation autour du Bicentenaire de la photographie. SMITH a r&#233;pondu &#224; mes questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le titre nous invite &#224; ralentir, &#224; se laisser porter, &#224; l&#226;cher prise&#8230; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces hypoth&#232;ses me parlent et me semblent pleinement valides. Pour ma part, l'expression &#171; Ici, grand ouvert &#187; est emprunt&#233;e au philosophe fran&#231;ais Jean-Luc Nancy, disparu en 2020. Il a dirig&#233; mes recherches durant plusieurs ann&#233;es de th&#232;se et d&#233;veloppe, dans L'Adoration, une r&#233;flexion puissante sur l'adresse, la pri&#232;re et la qu&#234;te de transcendance. Il y convoque cette formule &#171; ici, grand ouvert &#187; pour affirmer qu'il n'existe pas de transcendance ext&#233;rieure &#224; nous : elle surgit au contraire dans notre capacit&#233; &#224; nous ouvrir pleinement au monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette id&#233;e a profond&#233;ment r&#233;sonn&#233; avec mon propre travail. Depuis plus de vingt ans, &#224; travers la photographie, la vid&#233;o, le son, mais aussi des pratiques spirituelles et cognitives, je cherche &#224; cr&#233;er les conditions de cet &#233;tat d'ouverture. L'enjeu est d'abord perceptif : ouvrir les sens, d&#233;placer l'attention vers ce que nous ne regardons plus. J'ai le sentiment que les crises contemporaines proc&#232;dent largement d'une crise de l'attention.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons progressivement cess&#233; de pr&#234;ter attention, et donc de porter soin &#224; des formes de vie et &#224; des espaces consid&#233;r&#233;s comme subalternes : les animaux, les v&#233;g&#233;taux, les insectes, les territoires. Ils ont &#233;t&#233; exclus de notre champ &#233;thique. Or, lorsque l'on exp&#233;rimente des &#233;tats de conscience modifi&#233;s ou &#233;largis, cette sensibilit&#233; r&#233;appara&#238;t imm&#233;diatement. Les &#233;motions se d&#233;verrouillent, les perceptions se multiplient ; nous ne disposons plus seulement de cinq sens, mais d'une infinit&#233; de mani&#232;res d'entrer en relation avec le vivant. Surtout, cela permet de d&#233;placer les points de vue.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question de la transition, qu'elle soit intime, li&#233;e au genre, ou collective, marquant le passage d'une &#233;poque et d'un r&#233;gime de pens&#233;e &#224; un autre, suppose selon moi un d&#233;clencheur, un point de bascule. C'est dans cette perspective que j'ai con&#231;u l'exposition : comme un seuil, une membrane, un espace de passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que vous permet cette vue d'ensemble sur votre pratique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dressant la liste des &#339;uvres avec lesquelles nous souhaitions travailler, une &#233;vidence s'est impos&#233;e : depuis mon entr&#233;e &#224; l'&#233;cole de photographie, il y a une vingtaine d'ann&#233;es, je n'ai jamais cess&#233; de cr&#233;er. J'ai travaill&#233; de mani&#232;re continue, presque compulsive, produisant sans interruption une quantit&#233; consid&#233;rable d'&#339;uvres et de projets.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, l'immense majorit&#233; de ce travail n'a jamais v&#233;ritablement &#233;t&#233; montr&#233;e. Les &#339;uvres sont rest&#233;es stock&#233;es dans mon atelier, puis &#224; la galerie, avant d'&#234;tre dispers&#233;es dans des espaces d'archives et des box de stockage. La plupart de ces projets demeurent in&#233;dits, ou n'ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s que de mani&#232;re fragmentaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela tient aussi &#224; la nature profond&#233;ment indisciplinaire et transdisciplinaire de mon travail. Un m&#234;me projet peut r&#233;unir un film, une performance chor&#233;graphique, une s&#233;rie photographique ou des sculptures. D&#232;s lors, chaque institution tend &#224; n'en montrer qu'un aspect : un festival comme Les Rencontres d'Arles exposera les photographies, un festival de cin&#233;ma projettera le film, une sc&#232;ne accueillera la performance. Mais l'ensemble, dans sa coh&#233;rence et sa complexit&#233;, n'appara&#238;t presque jamais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce travail nous a permis de red&#233;couvrir des &#339;uvres que je croyais perdues, comme cette sculpture pr&#233;sent&#233;e ici, dont j'&#233;tais persuad&#233; qu'elle avait disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La question du seuil est importante. Comment est-ce que vous avez souhait&#233; composer avec Frank Lamy cette sorte de dramaturgie autour d'&#233;tats de veille, d'&#233;tats de perception augment&#233;s, d'entre-deux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le commissaire Frank Lamy et ma partenaire de vie et de travail Nad&#232;ge Piton, nous avons souhait&#233; mettre en espace les questions de m&#233;tamorphose, de transition, de mutation et d'hybridation qui structurent le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;unissant l'ensemble des &#339;uvres, nous nous sommes rendu compte qu'il ne s'agissait plus simplement&#8232;d'une juxtaposition de projets autonomes ou clos sur eux-m&#234;mes, mais de la construction d'un r&#233;cit&#8232;beaucoup plus vaste, traversant l'ensemble du travail.&#8232;Cette dimension se manifeste d'abord dans le rapport au temps. Comme le soulignait Frank Lamy, le temps, dans l'exposition, ne fonctionne plus selon une logique classique, mais queer : un temps qui circule, qui cercle, qui se condense puis qui &#233;toile, ouvert et fluctuant dans toutes les directions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des premi&#232;res photographies aux images thermiques les plus r&#233;centes, on retrouve les m&#234;mes figures, les m&#234;mes&#8232;pr&#233;sences, &#224; diff&#233;rents &#226;ges, dans diff&#233;rents &#233;tats ou statuts. Certaines deviennent presque&#8232;fantomatiques : elles apparaissent, disparaissent, ressurgissent au fil du parcours.&#8232;La photographie et le film ont pr&#233;cis&#233;ment cette capacit&#233; de faire &#233;merger des fant&#244;mes. On retrouve par exemple le performeur Matthieu Barbin : aujourd'hui identifi&#233; comme une figure reconnue du drag (Sara Forever), qui appara&#238;t sous d'autres formes dans des collaborations plus anciennes et qui se poursuivront lors des mues organis&#233;es tout au long de l'ann&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette continuit&#233; produit des &#233;chos, des r&#233;apparitions, des circulations entre les &#339;uvres.&#8232;Le projet TRAUM (2016) par exemple, est travers&#233; par ces pr&#233;sences r&#233;currentes. Lorsque je parle de &#171; compost &#187;&#8232;pour d&#233;crire l'exposition, j'&#233;voque une forme d'intelligence souterraine, organique, dans laquelle les &#233;l&#233;ments se relient selon la logique du vivant : une logique chaotique, impr&#233;visible, faite d'entrelacs et de connexions multiples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les 3 court-m&#233;trages devant lesquels nous nous trouvons traduisent ce que permet ces &#233;tats de transe et de dissolution de l'&#233;go ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois courts-m&#233;trages mettent en sc&#232;ne trois moments de bascule, trois s&#233;quences de passage con&#231;ues comme des rituels. Le premier, &#171; Unda &#187; (2016) prend place lors des crues centenaires de la Seine, au niveau de la Samaritaine alors en travaux. Le deuxi&#232;me, &#171; In Somnis (Cosmic Junkies) &#187; (2017), a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; de nuit pendant Les Rencontres d'Arles, dans une ville presque enti&#232;rement vide, travers&#233;e par des silhouettes errantes, semblables &#224; des somnambules. Le dernier, &#171; Les Apocalyptiques &#187; (2019) tourn&#233; un an avant la pand&#233;mie de COVID-19, figure un monde d&#233;sert&#233; de ses habitants, vid&#233; de toute pr&#233;sence humaine, o&#249; ne subsistent que quelques figures de survivants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces films constituent autant de r&#233;cits de transition, des films d'apocalypse entendus non comme des fins d&#233;finitives, mais comme des moments de transformation. Chaque histoire se d&#233;roule comme si elle prenait place lors du dernier jour du monde, avant qu'un rituel ne permette l'&#233;mergence d'une nouvelle forme d'existence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette continuit&#233; appara&#238;t le personnage de Radio Levania, d&#233;j&#224; pr&#233;sent dans D&#233;sid&#233;ration. Figure de pr&#234;tresse contemporaine, elle &#233;nonce un texte po&#233;tique proche d'un sutra bouddhiste : une parole rituelle et performative qui invite &#224; se d&#233;faire progressivement de ses certitudes, de ses perceptions et de ses attachements. &#171; D&#233;fais-toi de ton corps, d&#233;fais-toi de tes id&#233;es, de tes perceptions&#8230; &#187; : le texte agit comme une tentative de d&#233;sapprentissage du monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enjeu est de d&#233;construire les cat&#233;gories fixes &#224; travers lesquelles nous appr&#233;hendons le vivant et les technologies. Une puce &#233;lectronique, par exemple, ne doit pas &#234;tre pens&#233;e uniquement comme un outil de contr&#244;le ou de surveillance ; elle peut aussi devenir un instrument de communication avec des pr&#233;sences invisibles, avec des fant&#244;mes, avec d'autres formes de r&#233;alit&#233;. Il ne s'agit jamais d'&#234;tre &#171; contre &#187;, mais de chercher comment composer avec les formes existantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette r&#233;flexion rejoint &#233;galement les &#233;tats de conscience non-ordinaires, et notamment ce que l'on nomme dans le vocabulaire de l'exp&#233;rience&#8232;psych&#233;d&#233;liques la &#171; dissolution de l'ego &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet &#233;tat, atteint lors de transes profondes, correspond &#224; une ouverture telle que le sentiment de soi semble dispara&#238;tre au profit d'une appartenance &#224; un ensemble plus vaste. C'est pr&#233;cis&#233;ment cet &#233;tat de conscience que je cherche &#224; explorer dans mon travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les outils technologiques jouent ici un r&#244;le central : la cam&#233;ra thermique, l'intelligence artificielle, les dispositifs lumineux ou sonores peuvent aussi permettre d'acc&#233;der &#224; des r&#233;alit&#233;s perceptives diff&#233;rentes. Faire respirer un n&#233;on au rythme de ma propre respiration en transe, par exemple, que les spectateurs peuvent exp&#233;rimenter en s'allongeant sur les hamacs nomm&#233;s &#171; River Beds &#187; install&#233;s au coeur de l'exposition par l'architecte Sami Rintala, devient une mani&#232;re de transmettre physiquement cet &#233;tat d'ouverture, en composant un espace de porosit&#233; entre mon corps et celui du visiteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a une dimension tr&#232;s forte, presque spectrale, &#224; travers l'usage de cam&#233;ra thermique, un outil ambivalent qui est devenu votre pinceau pourrait-on dire : &#224; quand remonte sa d&#233;couverte ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exactement. Beaucoup de visiteurs pensent d'abord avoir affaire &#224; des peintures. Pourtant, ces images sont r&#233;alis&#233;es &#224; l'aide d'une cam&#233;ra thermique, un outil que j'ai d&#233;couvert presque par hasard en 2010, &#224; l'occasion d'un diagnostic &#233;nerg&#233;tique effectu&#233; chez moi. Ce fut un v&#233;ritable coup de foudre. Depuis, cet appareil est devenu une sorte de compagnon permanent, presque une proth&#232;se avec laquelle je vis et travaille quotidiennement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui m'int&#233;resse, c'est que cet outil change de fonction selon les projets. &#192; chaque nouveau cycle : L&#246;yly, TRAUM, Spectrographies, D&#233;sid&#233;ration ou Dami, la cam&#233;ra thermique devient un instrument diff&#233;rent, adapt&#233; &#224; une recherche sp&#233;cifique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans TRAUM, par exemple, elle sert &#224; mat&#233;rialiser l'image du r&#234;ve et du traumatisme. Le projet raconte l'histoire d'un accident spatial provoquant la mort de l'un des protagonistes et la culpabilit&#233; irr&#233;versible du survivant. Le cauchemar qui le hante, cette m&#233;moire traumatique dont il ne peut se d&#233;faire, prend forme &#224; travers les images thermiques. La cam&#233;ra devient alors un outil de repr&#233;sentation du monde int&#233;rieur, dans une dimension profond&#233;ment psych&#233;d&#233;lique au sens premier du terme : r&#233;v&#233;ler ce qui est enfoui &#224; l'int&#233;rieur de soi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans D&#233;sid&#233;ration, sa fonction est diff&#233;rente. Elle r&#233;v&#232;le les interactions invisibles entre les &#234;tres et leur environnement. Lorsqu'une main se pose sur un arbre, la chaleur se transmet &#224; l'&#233;corce ; le contact devient visible. L'image thermique met ainsi en &#233;vidence un monde travers&#233; de relations permanentes, de circulations &#233;nerg&#233;tiques et sensibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans Spectrographies, enfin, la cam&#233;ra thermique &#233;tait utilis&#233;e comme un outil de dialogue avec les fant&#244;mes ou plut&#244;t comme une mani&#232;re d'apprendre &#224; vivre avec eux, &#224; accueillir ces pr&#233;sences invisibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque projet red&#233;finit ainsi l'usage de cet outil. La cam&#233;ra thermique n'est jamais employ&#233;e de fa&#231;on documentaire ou scientifique : elle devient un langage, un dispositif sensible capable de r&#233;v&#233;ler des dimensions invisibles du r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Extase de M. Patate, sculpture en l&#233;vitation est une &#339;uvre r&#233;cente, comment d&#233;passe-t-elle les limites du medium photographique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette installation demeure avant tout, &#224; mes yeux, une &#339;uvre photographique. C'est aussi ce qui explique la pr&#233;sence de l'exposition dans le cadre du bicentenaire de la photographie : m&#234;me lorsque les formes semblent relever de la sculpture, elles proc&#232;dent toujours d'un travail de prise de vue et d'image.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sculptures pr&#233;sent&#233;es ici sont issues de photogramm&#233;tries, une technique de capture tridimensionnelle permettant, &#224; partir d'un ensemble de photographies, de produire des mod&#233;lisations num&#233;riques puis des impressions en 3D. Ce que j'appelle &#171; sculpture &#187; na&#238;t donc toujours d'une image r&#233;elle. Dans ce cas pr&#233;cis, il s'agit d'un autoportrait que j'ai transform&#233; pour lui donner une forme hybride, &#224; la crois&#233;e du v&#233;g&#233;tal, de l'animal, de l'insecte et de l'humain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette hybridation se prolonge jusque dans la mati&#232;re m&#234;me de l'&#339;uvre. La sculpture a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e &#224; partir de r&#233;sidus plastiques issus de l'industrie pharmaceutique, des d&#233;chets recycl&#233;s li&#233;s aux traitements que j'ai moi-m&#234;me utilis&#233;s dans le cadre de ma transition. Ces mat&#233;riaux deviennent ainsi une sorte de mue : les traces chimiques, les &#171; toxines &#187; et le pass&#233; du corps subsistent dans l'objet, tandis qu'&#233;merge une nouvelle forme, hybride et mutante, m&#234;lant diff&#233;rents r&#232;gnes du vivant.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#339;uvre constitue &#233;galement une r&#233;flexion sur nos propres d&#233;chets et sur les conditions mat&#233;rielles de fabrication des objets artistiques. R&#233;alis&#233;e au Le Fresnoy dans le nord de la France, elle dialogue aussi avec le territoire dans lequel elle a &#233;t&#233; produite. La figure de la pomme de terre, visible dans ces corps dont les membres deviennent des tubercules, renvoie directement aux paysages agricoles locaux et &#224; la destruction progressive des bocages sous l'effet de la monoculture intensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'&#233;tage sup&#233;rieur, vous avez imagin&#233; D&#233;sid&#233;ration(s) avec le designer Matthieu Prat (Diplomates) : qu'est-ce qui se joue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un espace hybride, que nous appelons &#171; l'espace D&#233;sid&#233;ration(s) &#187;. Ce lieu a &#233;t&#233; con&#231;u avec Mathieu Prat, du collectif Diplomates, comme une forme d'&#171; artist-run space &#187;, au sens d'un atelier-laboratoire pens&#233; comme un espace vivant d'exp&#233;rimentation et de recherche.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'espace se d&#233;ploie en trois temporalit&#233;s et espaces distincts. La premi&#232;re correspond &#224; un temps d'accueil et d'ouverture permanente au public.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le premier espace, dont la cr&#233;ation sonore est sign&#233;e par The Limi&#241;anas, le public est invit&#233; &#224; s'y installer, &#224; s'y allonger simplement, dans une exp&#233;rience d'&#233;coute et de disponibilit&#233;. Le lieu est pens&#233; comme un cabaret permanent, potentiel, un lieu d'accueil &#224; la fois joyeux et sacr&#233;, qui sera activ&#233; tout au long de l'ann&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au centre de ce dispositif se d&#233;ploie une micro-architecture nomm&#233;e &#171; The Feeler &#187;. Le terme renvoie &#224; un lieu de perception et de ressenti, mais aussi, en anglais, aux ramifications, aux tentacules. L'espace fonctionne ainsi comme une structure organique, qui se d&#233;ploie, se ramifie et d&#233;borde progressivement jusqu'&#224; la salle d'exposition, cr&#233;ant des continuit&#233;s physiques et sensibles entre les diff&#233;rents environnements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce lieu accueille &#233;galement ce que nous appelons des &#171; Mues &#187; : des soir&#233;es et des tables rondes r&#233;unissant des intervenants.es aux profils vari&#233;s : chamanes, astronautes, scientifiques, philosophes, chanteurs, chanteuses, po&#232;tes, po&#233;tesses, entre autres. Ces rencontres proposent un espace de r&#233;flexion collective autour des probl&#233;matiques traversant l'exposition, dans une dynamique de transformation partag&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le deuxi&#232;me espace, intitul&#233; &#171; la membrane &#187;, se pr&#233;sente comme un lieu d'exposition en attente d'&#339;uvres. Mais il s'agit moins d'un espace vide que d'un espace en devenir : il est destin&#233; &#224; accueillir des pi&#232;ces encore &#224; venir, issues du troisi&#232;me espace, qui correspond &#224; mon atelier, mon laboratoire de cr&#233;ation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma m&#233;thodologie repose en effet sur un travail continu de r&#233;sidence et de production. Comme le montre l'&#339;uvre Imago, une projection vid&#233;o d'autoportrait en &#233;tat de transe, je d&#233;veloppe des s&#233;ries d'images dans des contextes de recherche intensifs, o&#249; je photographie, filme et accumule un mat&#233;riau brut en grande quantit&#233;. Ce mat&#233;riau est ensuite retravaill&#233; &#224; l'atelier, o&#249; il est transform&#233; par diff&#233;rents &#233;tats de perception : &#233;tats de transe, r&#234;ves, exp&#233;riences de conscience modifi&#233;e ou encore approches psych&#233;d&#233;liques. C'est dans ce passage entre collecte et transformation que se constitue l'&#339;uvre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce processus peut &#233;galement &#234;tre collectif. Il implique parfois d'autres participants, dans des exp&#233;riences qui engagent le corps, la danse ou des &#233;tats de transe partag&#233;e. L'enjeu est de rendre visible cette fabrique de l'&#339;uvre, de ne pas dissocier le processus de cr&#233;ation de sa pr&#233;sentation.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans cette perspective que le spectateur est invit&#233; &#224; acc&#233;der &#224; ce que l'on pourrait appeler la &#171; matrice &#187; ou le &#171; r&#233;acteur &#187; de production, plut&#244;t que d'en &#234;tre exclu. L'id&#233;e est que le processus de fabrication fasse pleinement partie de l'&#339;uvre elle-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, dans la micro-architecture situ&#233;e dans cet espace, con&#231;ue dans la continuit&#233; de l'univers de D&#233;sid&#233;ration, des &#233;crans vid&#233;o documentent les &#233;tats ant&#233;rieurs de l'&#339;uvre : performances, rencontres, moments de danse et de recherche y sont archiv&#233;s et int&#233;gr&#233;s &#224; la pi&#232;ce elle-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il en r&#233;sulte une forme de porosit&#233; entre les diff&#233;rents moments de cr&#233;ation : l'atelier comme usine &#224; &#339;uvres, le processus de fabrication encore en cours, et l'espace d'exposition final. Ces diff&#233;rentes strates sont rendues visibles et accessibles au public, qui est m&#234;me invit&#233; ponctuellement &#224; participer &#224; certaines exp&#233;riences, de mani&#232;re br&#232;ve et situ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certains dispositifs sc&#233;niques ou images peuvent inspirer des sensations contrast&#233;es entre nostalgie, violence et anxi&#233;t&#233;, autant de m&#233;taphores agissantes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, il n'existe jamais de termes r&#233;ellement oppos&#233;s au sens strict. L'exposition et les &#339;uvres qu'elle rassemble ont pr&#233;cis&#233;ment pour fonction de d&#233;saffecter les formes, c'est-&#224;-dire de d&#233;faire les significations fig&#233;es que nous leur attribuons.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, certains objets ou dispositifs peuvent faire na&#238;tre, chez quelques visiteurs, des r&#233;sonances plus sombres, li&#233;es &#224; la contrainte ou &#224; la violence. L'acier, par exemple, peut rappeler des architectures ferm&#233;es, tandis que les espaces de sommeil collectif peuvent &#233;voquer l'image de dortoirs subis plut&#244;t que choisis. Mais ici, ces formes changent de pr&#233;sence. Elles sont d&#233;plac&#233;es, adoucies, r&#233;habit&#233;es. Ce qui pouvait sembler froid ou contraignant devient support de rencontre, de partage et, d'une certaine mani&#232;re, d'amour. &#192; l'image de la cam&#233;ra thermique, parfois associ&#233;e &#224; des usages militaires ou de surveillance, qui se trouve ici d&#233;tourn&#233;e de sa fonction premi&#232;re pour devenir un instrument d'attention, de chaleur et de soin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des grandes pathologies de notre &#233;poque me semble &#234;tre la peur. La peur de l'autre, la peur de l'inconnu, la peur de la perte, la peur de voir nos rep&#232;res se transformer. Cette peur produit du repli : elle enferme dans des fronti&#232;res physiques, symboliques et psychiques, et emp&#234;che toute forme de mutation. Elle freine la circulation, les liens, les convergences, et donc la possibilit&#233; m&#234;me d'un devenir commun.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi cette exposition assume aussi des tonalit&#233;s plus sombres. Comme le soulignait Nicolas Surlapierre lors de sa pr&#233;sentation au MAC VAL, une certaine m&#233;lancolie traverse l'ensemble du projet. Ces affects ne sont pas &#233;vacu&#233;s : ils font pleinement partie de l'exp&#233;rience.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car tout se joue, pr&#233;cis&#233;ment, dans &#171; l'entre &#187; dans cet espace interm&#233;diaire que j'associe &#224; l'id&#233;e de membrane ou de porosit&#233;. L'exposition accueille ainsi des formes de tristesse, d'obscurit&#233;, voire de violence symbolique : sc&#232;nes de d&#233;fil&#233;, s&#233;quences de sadomasochisme, sc&#232;nes d'explosion ou de fin du monde. Mais ces motifs ne sont jamais des points d'arr&#234;t : ils participent d'un mouvement de d&#233;passement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne s'agit pas de rester assign&#233; &#224; une &#233;motion ou &#224; une forme, mais de traverser ces &#233;tats. Aucune image, aucune situation ne se laisse r&#233;duire &#224; une seule signification. Chaque forme est travers&#233;e par des strates multiples, parfois contradictoires, qui appellent justement &#224; d&#233;passer les oppositions pour ouvrir d'autres r&#233;gimes de perception et de relation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>SMITH, l'artiste perch&#233; qui s'expose au Mac/Val</title>
		<link>https://www.smith.pictures/SMITH-l-artiste-perche-qui-s-expose-au-Mac-Val</link>
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		<dc:date>2026-05-28T06:33:27Z</dc:date>
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		<dc:subject>L&#246;yly</dc:subject>
		<dc:subject>C19H28O2</dc:subject>
		<dc:subject>Spectrographies</dc:subject>
		<dc:subject>TRAUM</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;sid&#233;ration</dc:subject>
		<dc:subject>Dami</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il y a une dizaine d'ann&#233;es, le myst&#233;rieux SMITH a fait une entr&#233;e fracassante sur la sc&#232;ne artistique. Le Mac/Val (Vitry-sur-Seine) lui offre sa premi&#232;re r&#233;trospective.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.smith.pictures/local/cache-vignettes/L100xH150/smith-desideration-prologue-_-2019-_-traumsmith-6683d.jpg?1779978137' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ses Spectrographies, o&#249; l'artiste filmait ses proches en cam&#233;ra thermique, l'ont r&#233;v&#233;l&#233; en 2015. Aussi timide dans la vie qu'il brille de mille feux dans son art, SMITH s'est pris au jeu d'une existence v&#233;cue comme une performance continue, en lien avec les astres (en 2019, il s'est fait implanter sous la peau une capsule contenant des r&#233;sidus d'une m&#233;t&#233;orite) comme avec les mutations du corps (le sien, non binaire) et les &#233;tats de conscience modifi&#233;s (All&#233;luia, l'ayahuasca !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez dit high ? Plus que &#231;a, m&#234;me : tout en haut, dans l'espace o&#249; plane son corps astral. Alternant photographie, installation et performance, SMITH travaille autour de zones interstitielles o&#249; toute mutation est non seulement plausible, mais concr&#232;tement mise en pratique. Les formes glissent, les identit&#233;s se d&#233;placent, les corps se transforment, la perception change de r&#233;gime. Entre alchimie et autofiction, science et philosophie, l'&#339;uvre de SMITH pr&#244;ne autant la porosit&#233; que la fluidit&#233;. Son projet : l'&#233;dification d'une r&#233;alit&#233; &#8211; augment&#233;e ? alternative ? dissoci&#233;e ? &#8211; o&#249; l'art, le r&#234;ve et la vie s'entrelacent et se confondent ; un univers parall&#232;le o&#249; tout se transforme et se renverse, avec une rigueur toute (neuro) scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empreinte laiss&#233;e, sans doute, de son passage au Fresnoy, la fameuse &#233;cole d'art embrassant le cin&#233;ma et les technologies dernier cri. De cette imbrication de m&#233;diums r&#233;sultent deux courts m&#233;trages : TRAUM (2015) et Les Apocalyptiques (2019), visibles dans l'exposition. Et chaque premier dimanche du mois, le programme D&#233;sid&#233;ration(s) esquissera une cartographie mentale, annonc&#233;e comme &#171; une constellation-chorale qui explore les liens d&#233;sunis entre notre humanit&#233; contemporaine et le cosmos &#187;. Ne vous attendez pas &#224; admirer un ensemble d'&#339;uvres dispos&#233;es c&#244;te &#224; c&#244;te, mais plut&#244;t &#224; p&#233;n&#233;trer dans un organisme en mouvement, un work in progress qui s'&#233;toffera au fil des performances, interf&#233;rences et transes. Un espace grand ouvert qui &#233;chappe au productivisme, comme un livre qui s'&#233;crit ici et maintenant avec la mati&#232;re du monde et ses d&#233;mons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ORPH&#201;E 2.0 : rencontre avec SMITH</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>bleygues@gmail.com</dc:creator>


		<dc:subject>L&#246;yly</dc:subject>
		<dc:subject>C19H28O2</dc:subject>
		<dc:subject>Spectrographies</dc:subject>
		<dc:subject>TRAUM</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;sid&#233;ration</dc:subject>
		<dc:subject>Dami</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Entretien / Interview</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Due au philosophe Jean-Luc Nancy, &#034;Ici grand ouvert&#034;, titre de l'exposition de SMITH, visible MacVal (Vitry-sur-Seine) jusqu'au 30 janvier 2027, exprime parfaitement l'enjeu et le propos de cet &#233;v&#233;nement : une exploration tout azimut et multim&#233;dia des puissances imaginaires du corps et des potentialit&#233;s de la conscience..&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.smith.pictures/+-Interview-+" rel="tag"&gt;Entretien / Interview&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.smith.pictures/local/cache-vignettes/L150xH100/_smith-5e094.webp?1779748528' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette m&#233;ditation plastique qui m&#234;le, au sein d'une ombre m&#233;ditative et de rumeurs sereines, un monde de corps dont SMITH a su capter l'aura mystique et l'aur&#233;ole d'&#233;nergie, fait la part belle &#224; la photographie, la sculpture et la vid&#233;o, ce dans un espace parsem&#233; de lieux de repos et d'introspection. Mieux qu'une exposition, un parcours de restauration int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visite en compagnie de l'artiste, de C&#233;line du Ch&#233;n&#233;, Frank Lamy (commissaire de l'exposition avec Julien Blanpied) et Nad&#232;ge Piton, soeur stellaire de SMITH.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dans l'univers mystique du photographe SMITH : &#8220;Rien n'est fixe, il n'y a que la vie et ses transformations&#8221;</title>
		<link>https://www.smith.pictures/Dans-l-univers-mystique-du-photographe-SMITH-Rien-n-est-fixe-il-n-y-a-que-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.smith.pictures/Dans-l-univers-mystique-du-photographe-SMITH-Rien-n-est-fixe-il-n-y-a-que-la</guid>
		<dc:date>2026-05-23T10:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>bleygues@gmail.com</dc:creator>


		<dc:subject>L&#246;yly</dc:subject>
		<dc:subject>C19H28O2</dc:subject>
		<dc:subject>Spectrographies</dc:subject>
		<dc:subject>Saturnium</dc:subject>
		<dc:subject>TRAUM</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;sid&#233;ration</dc:subject>
		<dc:subject>Dami</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Entretien / Interview</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le Mac Val consacre une r&#233;trospective &#224; l'artiste qui s'emploie depuis des ann&#233;es &#224; capturer l'invisible et compose une &#339;uvre en perp&#233;tuelle mutation. Rencontre avec un photographe &#224; la voix douce et &#224; la tignasse peroxyd&#233;e.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.smith.pictures/+-Desideration-8-+" rel="tag"&gt;D&#233;sid&#233;ration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.smith.pictures/+-Dami-9-+" rel="tag"&gt;Dami&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.smith.pictures/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.smith.pictures/+-Interview-+" rel="tag"&gt;Entretien / Interview&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.smith.pictures/local/cache-vignettes/L111xH150/smith_dami-fulmen_-2024-_-_traumsmith-46ea1.jpg?1780064537' class='spip_logo spip_logo_right' width='111' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des rouges incandescents, des bleus nocturnes, des oranges fi&#233;vreux. &#192; Vitry-sur-Seine, les photographies de SMITH semblent trouer l'obscurit&#233; d'&#171; lci grand ouvert &#187;, la r&#233;trospective qui lui est consacr&#233;e au Mac Val. Des images ? Des thermogrammes, plut&#244;t, captur&#233;s &#224; la cam&#233;ra thermique, o&#249; les corps perdent leurs contours, leurs couleurs habituelles. Comme si l'artiste de 40 ans parvenait &#224; capter quelque chose d'ordinairement invisible &#224; l'&#339;il nu &#8212; une &#233;nergie int&#233;rieure, presque une aura.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi en est-il de &#171; D&#233;sid&#233;ration(s) &#187; (2016-2021), s&#233;rie de photos tir&#233;e sur aluminium ou plexiglas, aux cieux profonds, et qui tente de reconnecter l'humain aux &#233;toiles. Ou encore de &#171; Dami &#187; (2022-2026), qui d&#233;signe les visions &#233;tourdissantes &#224; la suite de l'ingestion d'ayahuasca, cette d&#233;coction centrale dans la cosmogonie amazonienne, qui symbolise pour lui la rencontre avec les esprits de la liane, de la for&#234;t et du monde. &lt;i&gt;&#171; Pour moi qui ai grandi en ville et qui habite en r&#233;gion parisienne, il a fallu que je parte au P&#233;rou pour ressentir l'intimit&#233; de notre lien aux plantes, raconte l'artiste. Chaque cycle correspond &#224; un travail d'&#233;veil, spirituel, politique, humain, animal, v&#233;g&#233;tal. Chaque fois, j'ai t&#226;ch&#233; de m'ouvrir &#224; quelque chose qui m'&#233;tait myst&#233;rieux. Et cela commence toujours par une image. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;criture queer&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
De l'homme &#224; la voix douce et &#224; la tignasse peroxyd&#233;e &#233;mane surtout une grande bienveillance. Tout semble fluide, coh&#233;rent, chez SMITH. Depuis sa toute premi&#232;re s&#233;rie, titr&#233;e &#171; L&#246;yly &#187;, &#224; prononcer &#171; leulu &#187; &#8212; un terme finnois qui &#233;voque la vapeur de l'eau jet&#233;e sur les pierres d'un sauna ou encore le souffle vital. Jusqu'&#224; la derni&#232;re vid&#233;o, aux pr&#233;mices d'un projet sur l'&#233;l&#233;ment liquide, projet&#233;e &#224; l'&#233;tage du Mac Val dans le studio-atelier qui surplombe l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle-ci, r&#233;alis&#233;e avec cette cam&#233;ra thermique qui a fait sa marque de fabrique, a &#233;t&#233; tourn&#233;e non loin de Manaus, au Br&#233;sil, l&#224; o&#249; le Rio Negro rencontre le Solim&#245;es. Deux fleuves qui se fr&#244;lent sur plusieurs kilom&#232;tres avant de se m&#234;ler l'un &#224; l'autre pour former l'Amazone. En s'y baignant, l'artiste dit avoir &#233;prouv&#233; une sorte d'extase. Celle d'un &#171; bapt&#234;me &#233;cologique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passer d'un &#233;tat (de conscience) &#224; un autre, d'un genre &#224; un autre : toute l'&#339;uvre et la vie de SMITH sont travers&#233;es par la question de la mue, de la m&#233;tamorphose. &#171; Le changement effraie la plupart des gens parce qu'ils ont peur de la perte. Mais en r&#233;alit&#233;, celle-ci n'existe pas, estime-t-il. Rien n'est fixe, il n'y a que la vie et ses transformations. Je ne donne pas de le&#231;on, juste &#224; voir comment cela s'est pass&#233; pour moi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque de &#171; L&#246;yly &#187; et de ces portraits &#233;vanescents, SMITH a 26 ans, s'appelle encore Doroth&#233;e et photographie ses ami&#183;es. Aux rencontres d'Arles, ce journal intime peupl&#233; de r&#234;veurs m&#233;lancoliques aux corps d'alb&#226;tre, en suspens entre masculin et f&#233;minin, r&#233;v&#232;le une &#233;criture photographique tout en d&#233;licatesse, in&#233;dite de la repr&#233;sentation queer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quinze ans apr&#232;s, je me rends compte que ces questions ne sont toujours pas r&#233;solues, que la parole transphobe n'en finit pas de circuler &#187;&lt;/i&gt;, soupire l'artiste, rappelant que les services de police et de gendarmerie enregistrent chaque ann&#233;e pr&#232;s de trois mille crimes et d&#233;lits anti-lesbiennes, gays, bisexuels ou transgenres. Soit trois fois plus qu'il y a une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mitan des ann&#233;es 2010, l'artiste change de genre et de nom. Mais refusant que son &#339;uvre ne soit vue qu'&#224; l'aune de cette seule transition, d&#233;cide de devenir SMITH, patronyme par lequel tout le monde l'appelle d&#233;sormais, y compris sa fianc&#233;e. &#171; Un nom de famille sans pr&#233;nom, cela efface la question du genre, revendique-t-il. Je trouvais bien qu'en y mettant une majuscule, je devienne presque une entreprise : en dehors de mes photographies, je ne fais rien seul. J'aim&#8203;ais le fait que cela souligne le caract&#232;re collaboratif de mon travail. &#187; Des visites de l'exposition seront d'ailleurs r&#233;guli&#232;rement propos&#233;es par ce qu'il appelle les &#171; mystagogues &#187;, celle ou celui qui initie aux myst&#232;res &#8212; joli terme qu'il ressuscite du XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire corps avec le cosmos&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de ses vingt ann&#233;es de pratique, le photographe a aussi bien travaill&#233; avec l'&#233;crivaine Marie NDiaye qu'avec la sp&#233;cialiste du chamanisme mongol Corine Sombrun, pionni&#232;re de la transe cognitive auto-induite. Dans son bras, il porte un morceau de m&#233;t&#233;orite qu'il a implant&#233; directement sous son &#233;piderme, dans une capsule en titane&#8230; pour faire corps avec le cosmos. &#171; Comme un lien que j'aurais avec mon arri&#232;re-grand-m&#232;re &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rejeton de deux parents photographes, lui est arriv&#233; &#224; la photographie sur le tard, apr&#232;s des &#233;tudes de philosophie &#224; la Sorbonne. Il se forme &#224; l'&#201;cole de photographie d'Arles, puis au Fresnoy, le Studio national des arts contemporains, &#224; Tourcoing, avant d'embrayer, insatiable, sur une th&#232;se &#224; l'universit&#233; du Qu&#233;bec, &#224; Montr&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec lui, tout est mati&#232;re &#224; cr&#233;ation. Jusqu'aux r&#233;sidus de son rituel des seringues dominicales &#8212; ces emballages des produits pharmaceutiques qu'il utilise pour sa propre transition. &#192; l'aide d'une imprimante 3D, il a fait de cette mati&#232;re plastique une sculpture-autoportrait : Mr Patate, cr&#233;ature hybride et translucide aux bras et jambes tubercules en germe, qui flotte dans l'espace mus&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e lui est venue lors d'une r&#233;sidence au Fresnoy. Il d&#233;couvre alors que ses grands-parents s'y sont rencontr&#233;s soixante-seize ans plus t&#244;t, sur la piste de ce qui &#233;tait alors un dancing, dans une ville du Nord, au milieu des champs. L'un de ces hasards heureux et vertigineux qui, chez SMITH, semblent se multiplier. Comme pour confirmer l'alignement des plan&#232;tes et des g&#233;n&#233;rations &#8212; et, peut-&#234;tre aussi, d'une &#339;uvre pens&#233;e comme un organisme vivant, en perp&#233;tuelle mutation elle aussi. Dans le studio-atelier, une nouvelle s&#233;rie va d'ailleurs progressivement voir le jour. &#171; Le soir du vernissage, une partie des lieux sera vide, avant, petit &#224; petit, de se remplir. L'exposition va durer neuf mois, elle va accoucher &#187;, sourit-il. Neuf mois, comme une renaissance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>SMITH au Mac Val : &#8220;Il y a chez moi une r&#233;sistance &#224; tout ce qui se pr&#233;sente comme fixe&#8221;</title>
		<link>https://www.smith.pictures/SMITH-au-Mac-Val-Il-y-a-chez-moi-une-resistance-a-tout-ce-qui-se-presente-comme</link>
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		<dc:subject>Spectrographies</dc:subject>
		<dc:subject>TRAUM</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;sid&#233;ration</dc:subject>
		<dc:subject>Dami</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Entretien / Interview</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Invit&#233; du Mac Val, SMITH propose une exposition qu'il d&#233;finit comme une &#8220;r&#233;tro-prospective&#8221;, regardant en arri&#232;re son &#339;uvre tout en l'hybridant avec des projets en devenir, pour tenter de se &#8220;d&#233;sid&#233;rer&#8221;, de sortir de nos peurs. Nourri par ses recherches interdisciplinaires, ses collaborations avec des scientifiques et philosophes, le photographe, performeur et chercheur questionne et met en pratique la question de la transition et de la m&#233;tamorphose. Un geste puissant et sensible dans le paysage de l'art.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.smith.pictures/local/cache-vignettes/L150xH95/smith_sans_titre_in_dami_fulmen_-d5c3e.webp?1779560989' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consid&#232;res-tu ta nouvelle exposition au Mac Val, &#8220;Ici grand ouvert&#8221; comme une r&#233;trospective ou comme un nouveau chapitre de ton travail entam&#233; il y a une vingtaine d'ann&#233;es ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SMITH &#8212; Les deux. L'exposition s'inscrit dans le cadre du programme du Mac Val qui alterne des expositions collectives et des r&#233;trospectives d'artistes issus de la sc&#232;ne artistique fran&#231;aise. J'ai une longue complicit&#233; de travail avec Frank Lamy, charg&#233; des expositions temporaires, qui m'avait d&#233;j&#224; invit&#233; au mus&#233;e par le pass&#233;. Lors de nos discussions, le motif du compost n'a cess&#233; de nous hanter au point de devenir un axe central de notre r&#233;flexion. Nous imaginons une exposition &#8220;r&#233;tro-prospective&#8221; au sens o&#249; il ne s'agit pas seulement de regarder en arri&#232;re, mais de composter les &#339;uvres achev&#233;es, de les faire interagir, se d&#233;composer, se contaminer, pour se r&#233;engendrer. L'exposition &#233;pousera une logique indisciplinaire dans sa structure : une cartographie d'&#233;nergies o&#249; les &#339;uvres s'aimantent, se disputent, se s&#233;dimentent, sans ob&#233;ir &#224; une chronologie ni &#224; un plan th&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ton travail oscille entre art et recherche. Tu qualifies tes projets sur la question du visible et de l'invisible, sur le monde cosmique, d'indisciplinaires. Qu'est-ce que cela signifie &#234;tre indisciplinaire quand on est un artiste ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma r&#233;ponse &#224; cette question &#233;volue avec mes recherches. En ce moment, en revisitant des &#339;uvres anciennes comme un arch&#233;ologue, je constate une chose tr&#232;s simple : les fronti&#232;res et les oppositions binaires n'ont jamais structur&#233; ma mani&#232;re de penser ni de travailler. &#202;tre indisciplin&#233;/naire, pour moi, part de l&#224;. L'indiscipline est une mani&#232;re de nommer la porosit&#233; des approches : voguer d'une discipline &#224; l'autre, les laisser s'interp&#233;n&#233;trer. Cela suppose d'accueillir l'intuition, l'&#233;motion, l'&#233;merveillement comme des fa&#231;ons d'&#234;tre en prise avec le r&#233;el. Et en m&#234;me temps, d'accepter que la forme soit un peu mal &#233;lev&#233;e : qu'elle ne cherche pas trop &#224; rentrer dans les cases, qu'elle d&#233;joue les r&#233;flexes de classement, et qu'elle pr&#233;f&#232;re d&#233;placer les cadres plut&#244;t que s'y plier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indiscipline se voit aussi dans la fa&#231;on dont je m&#233;lange sans hi&#233;rarchie, plusieurs mani&#232;res de traduire une pens&#233;e : la recherche, la photographie, la sculpture, le cin&#233;ma, la danse. Le noyau autour duquel elle gravite, c'est la m&#233;tamorphose. Transition, hybridation, conversion&#8230; il s'agit toujours de tenter de donner une image &#224; quelque chose d'ordinairement insaisissable, &#224; cheval entre plusieurs r&#233;alit&#233;s. Je m'attache surtout au moment o&#249; &#231;a passe, au seuil, &#224; la membrane. Que cela passe par la fiction, comme dans TRAUM (2016) ou d'une mani&#232;re autobiographique, de mes premi&#232;res photos &#224; Dami (2024). Il s'agit toujours d'&#233;prouver l'id&#233;e d'un passage, et de fronti&#232;res moins nettes qu'on ne le croit, souvent poreuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu parles de m&#233;tamorphose, d'hybridation ; qu'est-ce qui t'a attir&#233; vers cet horizon du trouble d&#232;s tes d&#233;buts d'artiste ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense qu'il y a chez moi une r&#233;sistance tr&#232;s ancienne &#224; tout ce qui se pr&#233;sente comme fixe, herm&#233;tique, clos sur soi. D&#232;s l'enfance, j'ai ressenti la n&#233;cessit&#233; de communiquer avec le monde en le photographiant, et ce monde incluait indiff&#233;remment les humains, les animaux, les cieux, les paysages. L'appareil photo a toujours &#233;t&#233; une proth&#232;se, presque un portail : une fa&#231;on de traverser la surface des choses et d'entrer en relation. Je parle souvent de toutes mes images comme des autoportraits, m&#234;me lorsqu'il s'agit de portraits d'autres, parce que cette fronti&#232;re elle-m&#234;me me para&#238;t floue, entre moi et le monde, et entre les choses du monde entre elles. Pourquoi...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Ici grand ouvert &#187; exposition de SMITH</title>
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		<dc:subject>L&#246;yly</dc:subject>
		<dc:subject>C19H28O2</dc:subject>
		<dc:subject>Spectrographies</dc:subject>
		<dc:subject>Saturnium</dc:subject>
		<dc:subject>TRAUM</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;sid&#233;ration</dc:subject>
		<dc:subject>Dami</dc:subject>
		<dc:subject>Solo</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Exposition / Exhibition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Commissariat g&#233;n&#233;ral Nicolas Surlapierre. Commissaire de l'exposition Frank Lamy, assist&#233; de Julien Blanpied. Exposition r&#233;alis&#233;e en collaboration et avec le soutien de la Galerie Christophe Gaillard, Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Production ex&#233;cutive : Nad&#232;ge Piton (Superpartners Studio).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le soutien de PICTO et AM Art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet est labellis&#233; Bicentenaire de la Photographie par le Minist&#232;re de la Culture et s'inscrit dans la programmation officielle du Bicentenaire du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.smith.pictures/local/cache-vignettes/L103xH150/affiche_expo_smith_mac_val-07e99.png?1779248596' class='spip_logo spip_logo_right' width='103' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La monographie &#171; Ici grand ouvert &#187; r&#233;unit des &#339;uvres anciennes et nouvelles dans un grand geste qui d&#233;voile la production de l'artiste &#224; l'aune de ses pr&#233;sentes et futures interrogations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Artiste chercheur n&#233; en 1985, SMITH navigue entre photographie, image anim&#233;e, installation, sculpture et performance. Son travail s'organise en cycles ouverts, souvent amorc&#233;s par la photographie. Il y d&#233;fait toute chronologie, d&#233;place les fronti&#232;res du portrait et du paysage et ouvre un espace o&#249; s'entrelacent les r&#232;gnes humain, animal, v&#233;g&#233;tal, min&#233;ral et c&#233;leste. Son &#339;uvre est travers&#233; par une po&#233;tique de la m&#233;tamorphose, qui d&#233;borde le seul registre du r&#233;el, parcourt les espaces de l'entre deux, habite les seuils plut&#244;t que les certitudes. Les formes glissent, les identit&#233;s se d&#233;placent, les corps se transforment, la perception change de r&#233;gime. Depuis des &#233;tats de conscience fluctuants, de la transe aux psych&#233;d&#233;liques, SMITH tisse un r&#233;seau de correspondances entre pratiques corporelles et cognitives et dispositifs scientifiques et technologiques exp&#233;rimentaux, &#224; la recherche d'un point de contact o&#249; se recomposent ensemble spiritualit&#233;, sensibilit&#233; et technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au MAC VAL, des &#339;uvres de l'artiste ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es dans les expositions collectives &#171; Lignes de vies - une exposition de l&#233;gendes &#187; en 2019 et &#171; Histoires vraies &#187; en 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sc&#233;nographie de l'exposition est pens&#233;e avec la complicit&#233; des architectes et designers Matthieu Prat (Diplomates) et Sami Rintala, assist&#233; de Toni Lozano. La monographie &#171; Ici grand ouvert &#187; r&#233;unit des &#339;uvres anciennes et nouvelles dans un grand geste qui d&#233;voile la production de l'artiste &#224; l'aune de ses pr&#233;sentes et futures interrogations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un catalogue accompagne cette r&#233;tro-prospective en co&#233;dition avec Palais Books, graphisme de Yann Linsart, avec le soutien du CNAP, et les contributions de Taous R. Dahmani, Sergio Valenzuela-Escobedo, Florian Gait&#233;, Edward Shanken, Eva Barois de Caevel, Lucien Raphmaj &amp; Marie NDiaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Informations pratiques&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
MAC VAL &#8211; Mus&#233;e d'art contemporain du Val-de-Marne&lt;br class='autobr' /&gt;
Place de la Lib&#233;ration&lt;br class='autobr' /&gt;
94400 Vitry-sur-Seine&lt;br class='autobr' /&gt;
01 43 91 64 20&lt;br class='autobr' /&gt;
contact@macval.fr / macval.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>SMITH Ici grand ouvert - MAC VAL</title>
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		<dc:date>2026-05-23T07:59:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>bleygues@gmail.com</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le Mac Val pr&#233;sente une exposition personnelle de SMITH, qui marque la sc&#232;ne artistique fran&#231;aise depuis une quinzaine d'ann&#233;es &#224; travers un travail faisant pulser la lumi&#232;re et les corps au rythme de r&#233;flexions et de r&#234;ves qui se r&#233;solvent dans la dissolution des fronti&#232;res. Terriblement intelligente et d'une fantastique force plastique, elle d&#233;tourne les codes de la r&#233;trospective pour inventer un &#233;cosyst&#232;me magn&#233;tique de temporalit&#233;s o&#249; les pi&#232;ces se contaminent et se t&#233;lescopent, offrant un substrat-synth&#232;se qui dessine un portrait en creux de l'artiste. Vertigineusement intime dans sa d&#233;mesure et r&#233;solument ouverte &#224; l'interpr&#233;tation, au partage sans condition de l'exp&#233;rience, Ici grand ouvert s'affirme comme l'une des grandes expositions de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.smith.pictures/-PRESS-" rel="directory"&gt;PRESS&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.smith.pictures/local/cache-vignettes/L150xH106/smith-exposition-mac-val-2_large-e5aa4.jpg?1779623793' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Exposition r&#233;alis&#233;e en collaboration et le avec soutien de la Galerie Christophe Gaillard, Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le soutien de PICTO et AM Art. Ce projet est labelis&#233; Bicentenaire de la Photographie par le minist&#232;re de la Culture. Commissariat g&#233;n&#233;ral Nicolas Surlapierre. Commissaire de l'exposition Frank Lamy, assist&#233; de Julien Blanpied&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Artiste chercheur n&#233; en 1985, SMITH navigue entre photographie, image anim&#233;e, installation, sculpture et performance. Son travail s'organise en cycles ouverts, souvent amorc&#233;s par la photographie. Il y d&#233;fait toute chronologie, d&#233;place les fronti&#232;res du portrait et du paysage et ouvre un espace o&#249; s'entrelacent les r&#232;gnes humain, animal, v&#233;g&#233;tal, min&#233;ral et c&#233;leste. Son &#339;uvre est travers&#233; par une po&#233;tique de la m&#233;tamorphose, qui d&#233;borde le seul registre du r&#233;el, parcourt les espaces de l'entre deux, habite les seuils plut&#244;t que les certitudes. Les formes glissent, les identit&#233;s se d&#233;placent, les corps se transforment, la perception change de r&#233;gime. Depuis des &#233;tats de conscience fluctuants, de la transe aux psych&#233;d&#233;liques, SMITH tisse un r&#233;seau de correspondances entre pratiques corporelles et cognitives et dispositifs scientifiques et technologiques exp&#233;rimentaux, &#224; la recherche d'un point de contact o&#249; se recomposent ensemble spiritualit&#233;, sensibilit&#233; et technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au MAC VAL, des &#339;uvres de l'artiste ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es dans les expositions collectives Lignes de vies &#8212; une exposition de l&#233;gendes en 2019 et Histoires vraies en 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sc&#233;nographie de l'exposition est pens&#233;e avec la complicit&#233; des architectes et designers Sami Rintala, assist&#233; de Toni Lozano et Matthieu Prat (Diplomates). La monographie &#171; Ici grand ouvert &#187; r&#233;unit des &#339;uvres anciennes et nouvelles dans un grand geste qui d&#233;voile la production de l'artiste &#224; l'aune de ses pr&#233;sentes et futures interrogations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mots du commissaire de l'exposition&lt;br class='autobr' /&gt;
SMITH est n&#233; en 1985. Apr&#232;s un Master en philosophie &#224; la Sorbonne, il int&#232;gre successivement les cursus de l'&#201;cole de la Photographie d'Arles puis du Fresnoy. En 2022, il soutient une th&#232;se &#224; l'UQAM (Montr&#233;al). Artiste-chercheur, il navigue entre la photographie, l'installation, l'image anim&#233;e, la sculpture et la performance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En travaillant &#224; la lisi&#232;re des &#233;tats de conscience &#233;largis, de la philosophie et de recherches scientifiques parmi les plus avanc&#233;es, de l'IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Plan&#233;tologie) &#224; l'Observatoire de l'Espace du CNES (Centre National d'&#201;tudes Spatiales) et en s'attachant aux points o&#249; ces r&#233;gimes de savoir entrent en friction ou en r&#233;sonance avec des formes de spiritualit&#233;, SMITH s'entoure d'une constellation de complices de pens&#233;e et de pratique : de Lucien Raphmaj &#224; Jean-Philippe Uzan, de Pierre Teilhard de Chardin &#224; Timothy Leary, de Corine Sombrun aux Limi&#241;anas, de Jacques Derrida et Jean-Luc Nancy &#224; Donna Haraway, de Paul B. Preciado &#224; Fran&#231;ois Chaignaud, de Marie NDiaye &#224; bien d'autres. La plupart du temps, il travaille en collaboration avec des philosophes, des scientifiques, des chercheuses et chercheurs, des penseuses et penseurs, des artistes, &#233;crivaines et &#233;crivains, performeurs et performeuses, ou bien encore musiciennes et musiciens et cette mani&#232;re de faire produit une famille provisoire, un compost vivant, o&#249; les id&#233;es se m&#234;lent, se transforment et se transmettent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il cherche &#224; faire &#233;merger des perceptions alternatives du r&#233;el. Il pratique un art de la transe et de l'impesanteur, o&#249; l'exp&#233;rience se compose de pr&#233;sences, de spectres, d'apparitions, de fulgurances, parfois d'&#233;piphanies. Dans ce contexte, la conversion d&#233;signe moins une croyance nouvelle qu'un d&#233;placement de l'attention, un point de convergence depuis lequel se r&#233;orienter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anim&#233; d'un romantisme lucide, SMITH s'emploie &#224; d&#233;placer le voile des &#233;vidences afin de retisser un lien fondamental avec les autres formes du vivant et avec le cosmos. Cette recherche s'inscrit dans une perspective de r&#233;sistance, qui passe par la cr&#233;ation d'autres mani&#232;res d'habiter le monde. Oeuvre des seuils, de la transmutation et de la mue, construit en s&#233;ries poreuses qui d&#233;font la chronologie lin&#233;aire, tout en troublant les genres du portrait et du paysage et, plus largement, les rep&#232;res binaires des disciplines qu'il investit, entre visible et invisible, entre exp&#233;rience int&#233;rieure et politique, entre science et spiritualit&#233;, entre documentaire et fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il est bien question de mutation, de transformation, de m&#233;tamorphose, mais aussi d'incompl&#233;tude et d'intranquillit&#233;, entendues comme des conditions de travail plut&#244;t que comme des manques &#224; combler. Pens&#233;e comme un labyrinthe, un faisceau, une for&#234;t de parcours initiatiques et de gestes transformatifs, l'exposition affirme sa dimension de laboratoire. Quelque chose est en cours. Elle demeure en mouvement, en r&#233;unissant des &#339;uvres d&#233;j&#224; d&#233;pos&#233;es, presque fossilis&#233;es et des &#339;uvres en devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'y demeure stable. Il d&#233;veloppe une po&#233;tique de la m&#233;tamorphose, attentive aux zones de l'entre-deux, aux &#233;tats de fluidit&#233; o&#249; les identit&#233;s et les formes cessent d'&#234;tre assignables. Dans cette logique, son nom d'artiste, SMITH, en majuscule, fonctionne comme un nom g&#233;n&#233;rique, volontairement peu dat&#233;, peu situable, non genr&#233; et laisse entendre une tentative d'&#233;mancipation qui passe par un effacement relatif de l'ego au profit de ce qui circule, se transforme et se relie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son &#339;uvre se construit en projets indisciplinaires qui d&#233;jouent la notion m&#234;me d'&#339;uvre (au sens d'objet unique et rare pris dans une logique de valeur capitaliste). Et tente de mat&#233;rialiser les portails, des portails entre diff&#233;rents niveaux, diff&#233;rentes strates de r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le titre Ici grand ouvert, l'exposition se construit en zones d'intensit&#233;s, en plateaux poreux r&#233;unissant les &#339;uvres, s&#233;ries et projets tels que CH19H2802 (Agn&#232;s) (2010-2011), Spectrographie (2010-2014), Saturnium (2015-2018), TRAUM (2015-2018), L&#246;yly (2007-2012), Astrobl&#232;me (2017), D&#233;sid&#233;ration (2016-2021), Dami (2022-en cours).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la complicit&#233; des architectes et designers Sami Rintala (assist&#233; de Toni Lozano) et Matthieu Prat, l'exposition r&#233;unit des &#339;uvres anciennes et de nouvelles productions dans un grand geste sc&#233;nographique qui composte les s&#233;ries et ensembles, regarde la production pass&#233;e et les productions &#224; venir de l'artiste &#224; l'aune de ses pr&#233;sentes et futures interrogations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour activer ce processus de mutation, des &#233;v&#233;nements se d&#233;ploient sous le titre g&#233;n&#233;rique de D&#233;sid&#233;ration(s). Certains sont programm&#233;s, d'autres surgissent de mani&#232;re impromptue, parfois annonc&#233;s, parfois non, de sorte que l'exposition se transforme au fil de des jours et assume sa propre variabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des visites sont &#233;galement organis&#233;es &#224; intervalles r&#233;guliers par des guides que nous appelons Mystagogues, des personnalit&#233;s con&#231;ues comme agentes de transformation au sein de ces travers&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Extrait du texte de Frank Lamy&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une programmation r&#233;guli&#232;re de rencontres, performances, projections, gestes, actions, rythme l'exposition : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les petites mues &#187;, tous les premiers dimanches du mois :&lt;br class='autobr' /&gt;
Rencontres, projections ou visites dans l'espace de l'exposition. Dimanches 7 juin, 5 juillet, 2 ao&#251;t, 6 septembre, 4 octobre, le 1er novembre, 6 d&#233;cembre 2026 et 3 janvier 2027. Programme complet sur macval.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les grandes mues &#187;, lors des temps forts du mus&#233;e :&lt;br class='autobr' /&gt;
Samedi 23 mai 2026 &#224; l'occasion du vernissage, dimanche 28 juin pour le PIC NIC au MAC VAL, les samedi 19 et dimanche 20 septembre lors des Journ&#233;es europ&#233;ennes du patrimoine, samedi 17 octobre en &#233;cho avec les Journ&#233;es nationales de l'architecture et dimanche 31 janvier 2027 pour le dernier jour de l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un catalogue &#224; paraitre le 23 mai 2026 accompagne cette r&#233;tro-prospective en co&#233;dition avec PALAIS BOOKS, avec les contributions de Taous R. Dahmani, Sergio Valenzuela-Escobedo, Florian Gait&#233;, Edward Shanken, Eva Barois de Caevel, Lucien Raphmaj, Marie NDiaye.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Ici grand ouvert &#187; de Smith, une exposition en mouvement</title>
		<link>https://www.smith.pictures/Ici-grand-ouvert-de-Smith-une-exposition-en-mouvement</link>
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		<dc:date>2026-05-21T16:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>bleygues@gmail.com</dc:creator>


		<dc:subject>L&#246;yly</dc:subject>
		<dc:subject>C19H28O2</dc:subject>
		<dc:subject>Spectrographies</dc:subject>
		<dc:subject>TRAUM</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;sid&#233;ration</dc:subject>
		<dc:subject>Dami</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Entretien / Interview</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Avec &#171; Ici grand ouvert &#187;, Smith nous invite dans un univers fantasmagorique fait de mouvements et de couleurs. Une exposition compl&#232;te qui vaut le d&#233;tour du 23 mai 2026 au 31 janvier 2027 au Mus&#233;e d'art contemporain de Val-de-Marne (MAC VAL).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.smith.pictures/+-Interview-+" rel="tag"&gt;Entretien / Interview&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du 23 mai 2026 au 31 janvier 2027 au Mus&#233;e d'art contemporain de Val-de-Marne (MAC VAL), l'exposition &#171; Ici grand ouvert &#187; de Smith emporte les visiteuses et visiteurs dans un univers qui relie la nature et l'humain en pleine m&#233;tamorphose. Ce travail que l'artiste, qui avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; expos&#233; au MAC VAL par le pass&#233;, pr&#233;pare depuis deux ans est aussi l'accomplissement de 20 ans de carri&#232;re. Il y a r&#233;uni ses diff&#233;rentes cr&#233;ations, r&#233;centes comme plus anciennes, dans un parcours r&#233;trospectif, voire &#171; r&#233;troprospectif &#187;, d'apr&#232;s ses propres mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un art en mutation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les visiteuses et visiteurs, l'exposition devient un voyage initiatique qui surprend et frappe l'esprit par sa photographie flashy et presque psych&#233;d&#233;lique. Faits &#224; la cam&#233;ra thermique, un outil militaire ici r&#233;invent&#233;, les thermogrammes pr&#233;sent&#233;s illuminent la pi&#232;ce. Dans &#171; Ici grand ouvert &#187;, il n'y a pas de sens de visite ni chronologie particuli&#232;re mais le public se plait &#224; s'y perdre. Le chemin que construisent les &#339;uvres le transporte avec facilit&#233; dans un parcours qui n'est pas &#171; straight &#187; mais plut&#244;t &#171; queer &#187; comme l'&#233;nonce le commissaire de l'exposition Frank Lamy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Int&#233;ress&#233; par le monde qui l'entoure, l'artiste a notamment travaill&#233; sur le v&#233;g&#233;tal. Par exemple, la surproduction des pommes de terre &#224; destination des fastfoods impactent consid&#233;rablement l'&#233;cologie locale, un sujet de r&#233;flexion qui interroge Smith. Il a alors cr&#233;&#233; une installation intitul&#233;e L'Extase de M. Patate, inspir&#233; &#224; la fois de la pomme de terre et de la mutation des insectes, qu'il a pu lui-m&#234;me observer. Cette structure, imagin&#233; &#224; partir de r&#233;sidus plastiques de l'industrie pharmaceutique, devient alors un autoportrait qui traduit l'&#233;ternel m&#233;tamorphose de son cr&#233;ateur dans son art ainsi que dans son identit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuellement en cr&#233;ation, l'exposition n'est pas fig&#233;e et d'autres &#339;uvres de l'artiste sont susceptibles d'arriver, une mani&#232;re de nourrir l'espace au fil du temps ainsi que sa r&#233;flexion sur la mutation. Il passe &#233;galement par diff&#233;rents m&#233;diums : la photo, la vid&#233;o, la sculpture ou encore diverses installations. Smith montre avec ces deux d&#233;cennies de travail condens&#233;es qu'il sait se r&#233;inventer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'attention devient une &#233;thique, une invitation &#224; tenir le seuil, le grand ouvert, la nuance. &#187;&lt;/i&gt; &#8211; Smith&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, l'espace est &#233;galement am&#233;nag&#233; dans un esprit de r&#233;flexion et de m&#233;ditation : des hamacs envahissent la salle, sur lesquels il est possible de s'allonger &#224; la lumi&#232;re des leds avec une ambiance sonore mystique qui provient des installations vid&#233;o de Smith qui subliment les murs du MAC VAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Un lieu de d&#233;couverte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'atelier de l'artiste, qui est une annexe priv&#233;e de la galerie, semble &#234;tre son centre &#233;nerg&#233;tique mat&#233;rialis&#233;, r&#233;unissant ses inspirations et ses r&#233;flexions. Ce studio, mis en place pendant la dur&#233;e de l'exposition, n'est n&#233;anmoins pas si cach&#233; car son processus cr&#233;atif sera film&#233; et diffus&#233; en temps r&#233;el dans la salle principale d'&#171; Ici grand ouvert &#187;. L'id&#233;e, d'apr&#232;s Frank Lamy, c'est de conserver le &#171; myst&#232;re mais pas le secret &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ici grand ouvert &#187; est &#233;galement compos&#233;e d'une salle &#224; l'&#233;tage sup&#233;rieur du mus&#233;e nomm&#233;e D&#233;sid&#233;ration(s) en l'honneur d'une autre des &#339;uvres de Smith : D&#233;sid&#233;ration. Elle a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en collaboration avec le designer Mathieu Prat de Diplomates qui a travaill&#233; sur diff&#233;rentes structures en m&#233;tal qui accompagne le travail de Smith. Dans cette pi&#232;ce, des &#233;v&#232;nements appel&#233;s les &#171; mues &#187; auront lieu afin de transformer cette visite en une v&#233;ritable exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier rendez-vous &#224; noter sera le vernissage du samedi 23 mai &#224; l'occasion de la nuit des mus&#233;es. Le MAC VAL offrira alors la possibilit&#233; de d&#233;couvrir le travail de l'artiste en sa pr&#233;sence avec plusieurs invit&#233;s au programme. De nombreux autres temps forts seront organis&#233;s avec le public notamment lors des Journ&#233;es europ&#233;ennes du patrimoine les 19 et 20 septembre ou encore tous les premiers dimanches du mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>SMITH au MAC VAL : &#171; Les binarit&#233;s me semblent caduques &#187;</title>
		<link>https://www.smith.pictures/SMITH-au-MAC-VAL-Les-binarites-me-semblent-caduques</link>
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		<dc:date>2026-05-13T13:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>bleygues@gmail.com</dc:creator>


		<dc:subject>L&#246;yly</dc:subject>
		<dc:subject>C19H28O2</dc:subject>
		<dc:subject>Spectrographies</dc:subject>
		<dc:subject>TRAUM</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;sid&#233;ration</dc:subject>
		<dc:subject>Dami</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Entre exp&#233;riences transcendantales, explorations scientifiques et pratiques artistiques, le MAC VAL partage l'univers de l'artiste fran&#231;ais SMITH. Une exposition &#224; exp&#233;rimenter et &#224; penser. Rencontre.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.smith.pictures/+-TRAUM-7-+" rel="tag"&gt;TRAUM&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.smith.pictures/+-Desideration-8-+" rel="tag"&gt;D&#233;sid&#233;ration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.smith.pictures/+-Dami-9-+" rel="tag"&gt;Dami&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.smith.pictures/local/cache-vignettes/L113xH150/smith-paris-decembre2024-dr-80e58.jpg?1779978137' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;SMITH partage &#224; travers ses &#339;uvres une pens&#233;e d'un monde mutant, ouvert, fluide ainsi que l'infinie vari&#233;t&#233; des connexions possibles entre les &#234;tres vivants. Cr&#233;er lui permet d'explorer des sujets qui l'obs&#232;dent, telle la m&#233;tamorphose, les diff&#233;rentes r&#233;alit&#233;s, les relations, ou la d&#233;sid&#233;ration, cette sensation de s'&#234;tre d&#233;connect&#233; de l'univers, des ph&#233;nom&#232;nes cosmiques, qui donna son nom &#224; l'une de ses cycles artistiques. &#192; travers son dernier projet Dami, il s'est int&#233;ress&#233; aux diff&#233;rentes techniques de perception du monde. Pour cela, il a collabor&#233; avec l'astronaute Jean-Fran&#231;ois Clervoy, avec l'ethnomusicienne Corine Sombrun, l'ayahuasquero Juan Zuniga, la berg&#232;re Emilie Husson, la mara&#238;ch&#232;re Viviane Vincent-Tejero et la viticultrice Sabrina Pernet. Et avec tant d'autres avant. Artiste-chercheur &#224; l'esprit indisciplinaire, dipl&#244;m&#233; de la Sorbonne en Philosophie, de l'&#201;cole Nationale Sup&#233;rieure de la Photographie d'Arles et du Fresnoy, SMITH navigue entre plusieurs m&#233;diums, mais la photographie a ses faveurs. Elle est ce qui le relit au monde, ce qui lui permet de garder une trace des instants v&#233;cus. Comme Nan Goldin, il photographie un monde, le sien, peupl&#233; d'&#234;tres non ordinaires. Comme Matthew Barney, il produit des fictions pour le raconter. Il floute la r&#233;alit&#233;, et partage une exp&#233;rience sensible, ind&#233;finie, lib&#233;r&#233;e de toute finitude. Son art ne s'arr&#234;te pas &#224; la production d'objets. Il englobe des situations, des exp&#233;riences. Ici grand ouvert, le titre de l'exposition personnelle que lui d&#233;die le MAC VAL, sonne comme une invitation &#224; participer &#224; une exp&#233;rience sensible, poreuse, potentiellement transformatrice. Et &#171; propose un espace d'ouverture aux autres corps, aux autres exp&#233;riences &#187;, pr&#233;cise son commissaire Frank Lamy. Rencontre avec l'artiste, dans un &#233;tat un peu &#233;trange pr&#233;cise-t-il, apr&#232;s une r&#233;sidence au milieu de l'Oc&#233;an Pacifique &#224; bord de la go&#233;lette de la Fondation Tara Oc&#233;an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La photographie est votre m&#233;dium privil&#233;gi&#233;. Quand l'avez-vous d&#233;couvert ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s l'enfance. Mes parents &#233;tant photographes, j'avais le privil&#232;ge d'avoir du mat&#233;riel et des pellicules &#224; volont&#233;. Et comme j'avais de grandes difficult&#233;s de communication, la photo &#233;tait mon point de contact avec le monde, ma fa&#231;on de sortir un peu de ma bulle. J'ai donc fait beaucoup d'images. J'ai besoin d'enregistrer ce qui est en train de se produire et d'avoir un lien avec le pr&#233;sent, avec le r&#233;el que la photographie atteste. Les images de mon premier cycle L&#246;yly, datent de 2001. J'ai alors 16 ans, je passe de l'adolescence &#224; l'&#226;ge adulte. Mon entourage aussi, beaucoup sont des personnes queer. Donc il y a l'id&#233;e d'un passage et d'une transformation. D'o&#249; le titre L&#246;yly qui signifie vapeur et fant&#244;me en finnois ancien. Les questions de genre n'&#233;taient pas le sujet de ce cycle, au sens documentaire, mais un prolongement naturel de ce qui me traversait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pourquoi avoir voulu explorer, avec D&#233;sid&#233;ration, les liens entre les &#234;tres vivants ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui lit ces deux cycles, c'est la question de la relation et de ce qui fait qu'on consid&#232;re l'autre comme un autre. J'ai toujours l'impression qu'il y a une continuit&#233; directe, une absence de s&#233;paration entre moi et les autres humains et non humains. C'est conditionn&#233; par le fait que je suis autiste. Cela rend parfois difficile la vie en soci&#233;t&#233; mais permet dans un m&#234;me temps de cr&#233;er des hi&#233;rarchies entre soi et les autres. Cela ram&#232;ne &#224; la question du genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pourquoi s&#233;parer le masculin et le f&#233;minin alors qu'on peut voir &#231;a comme une continuit&#233; ?&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une affaire essentiellement culturelle. Toutes les binarit&#233;s me semblent caduques. Cette continuit&#233; se manifeste dans mes &#339;uvres parce que je ne peux pas voir les choses autrement. La transe ou la m&#233;ditation me permettent d'arriver dans un &#233;tat de conscience o&#249; la perception qu'on a de soi est, justement, diffuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvez la suite de cet entretien dans le N&#176;198 de Transfuge&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Affiche du Bicentenaire de la photographie</title>
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		<dc:date>2026-05-11T14:13:03Z</dc:date>
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		<dc:creator>bleygues@gmail.com</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le minist&#232;re de la Culture a confi&#233; l'identit&#233; graphique du Bicentenaire &#224; l'agence Cleoburo. Un autoportrait de Claude Cahun et une &#339;uvre de SMITH offrent un premier coup d'&#339;il sur cette identit&#233;.&lt;/p&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Bicentenaire de la Photographie c&#233;l&#232;bre les 200 ans de l'invention du m&#233;dium par Nic&#233;phore Ni&#233;pce au d&#233;but du XIXe si&#232;cle. Cet &#233;v&#233;nement national et international vise &#224; mettre en lumi&#232;re l'importance de la photographie dans l'histoire culturelle, scientifique et sociale, invitant le public &#224; r&#233;fl&#233;chir au r&#244;le central de la photographie dans notre mani&#232;re de documenter, comprendre et interpr&#233;ter le monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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